Parcours

Michelle Devaine
née en 1952 à Angoulème
vit à Talence

j’ai longtemps peint en autodidacte.
En 1995, j’ai suivi des cours d’arts plastiques à l’université Michel Montaigne à Bordeaux
où j’ai obtenu une licence.

Mon itinéraire artistique a été entrecoupé de moments de silence. J’ai cependant toujours œuvré
dans mon atelier, expérimentant de nouvelles formes picturales.

J’ai eu plusieurs périodes.
J’ai commencé dans les années 80 la peinture de paysages qui avait toujours été pour moi le support privilégié
de mon expression artistique. Le paysage m’était nécessaire.

Dans les années 2000, j’ai souhaité restreindre l’objet de ma peinture et le choix de mes couleurs.
J’ai utilisé des monochromes de vert dans une mise en scène de salades auxquelles j’ai donné une nouvelle vie. Cette mise en représentation m’a conforté dans l’idée que l’on peut trouver ce que l’on veut
dans les éléments que nous propose la nature, elle nous dépasse même en imagination.
Ces toiles ont été exposées pour la première fois à l’espace Mably à Bordeaux en 2002.

Les dessins en technique mixte (encre, crayons de couleurs et pastel) se sont interposés entre- temps.
Ce travail a débuté en 1994 (présenté à la galerie Bœuf à Bordeaux), il se poursuit encore actuellement.
Sur de petits formats papier, soumis à des taches d’encre déterminantes, je me laisse aller.
Le dessin se construit ou se déconstruit au fil des séances.
Je laisse aller mon imaginaire là où il veut bien aller. Je soumets mon désir de créer au hasard de la forme
et de mes émotions.

Je ne choisis pas entre la figuration et l’abstrait car, l’une comme l’autre servent à l’expression
de mes multiples facettes. Certaines de mes toiles ou certains dessins colorés sont volontairement figuratifs,
d’autres partent de l’abstraction mais peuvent évoquer des formes connues.
La construction d’une œuvre est, en elle-même, un travail de transformation permanent, chaque élément nouveau apporte une nouvelle configuration, chaque coup de pinceau transforme le tout en un nouvel espace
à retravailler.
Les inattendus, les accidents, portent en eux les prémices d’une nouvelle fiction.